Terre géante désormais femme prodigue,
Gaïa, doux orgueil de l'immense Chaos.
Au sein de son être vierge et rond, né pour enfanter
Ouranos, toit d'azur étendit ses bras de nuages,
Frère de Ponto l'océan bleu et tendre qui l'étreint.
Auteurs de l'odyssée, artistes de paysages,
Montagnes et hauts monts apparurent soudain,
Assistant au mariage de la mère et de l'enfant.
Ouranos amoureux et dictateur haussa la voix
Il déclara sa mère épouse du roi régnant haut.
Naquirent de cette union trois Hécatonchires;
Aux membres aussi nombreux que le père avait d' ires
Féconde, Gaïa accoucha de quinze autres enfants.
Trois cyclopes, Vêtus d'un seul oeil, bâtisseurs d'armes,
Douze Titans, et parmi eux, Cronos petit prince du temps.
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Gaïa
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Immense rien, triste poitrine; Noir rigide.
Chaos chagrin, fragile otage d'un grand vide.
Chaos amorphe, habité d'ennui tranquille
En son être songeait "si seulement, si seulement."
....Ainsi....
Un jour, à l'heure ou l'aube sonnera bientôt,
A l'épicentre de battements répétés en échos
Au creux de son coeur que l'on croyait infertile;
Naquirent deux souffles de vies, deux enfants.
Gaïa l'enfantine, Terre future des grands dieux
Eros l'amour, sculpteur des larmes aux coin des yeux.
... Surgit...
Froide et furieuse. Armée du secret de l'indicible,
La silhouette infernale d'Erèbe la terrible.
Suivirent, enflammés et doux, inquiets de vivre,
Le jour et la nuit. Antonymes, amoureux et timides.
...La vie....
Chaos criminel, tueur insolent du grand vide,
Chaos vainqueur, habité de prémisses.
Calli Kayan
Jeudi 7 mais 2009
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aube , chaos
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Passionné par la mythologie Grecque. Caracol suivant des cours sur ce sujet à l'Université, dévorant les livres de la bibliothèque a décidé de vous faire profiter de ce monde merveilleux... Avec lui, la mythologie sera réelle! Non, pas d'analyses mathématiques, de recherches scientifiques sur le pourquoi du comment... Juste l'histoire! Une fabuleuse histoire retranscrite dans son intégralité ou presque en poèmes: vers ou prose... Voir un peu des deux.
Bien sûr Caracol sait que le sujet a déjà été traité. Avec plus de professionalisme que lui. Plus d'égalité dans les vers... Plus de renom ect... Mais après tout, pourquoi ne pas essayer d'écrire en temps qu'auteur moderne bien qu'amateur? Il est certain d'une chose dans tous les cas: être le premier gastéropode à prendre la plume pour parler de la mythologie. Comment ça ce n'est pas possible? Mauvaises langues! Vous devriez savoir que tout est possible... Oui. Absolument tout!
Je vous épargne le blabla et les avertissements habituels sur le Copyright ect. Mais cela ne veut pas dire que Caracol ne veille pas sur ses textes. Faites attention: c'est un escargot qui a du mordant, je préviens! Donc... Avis aux voleurs de poèmes
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Introduction , mythologie , poetique
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Elle n'était pas morte pour n'avoir jamais vécu. L'hiver bordait ses paupières sans trace de givre. A ses grands yeux de pluie on la croyait perdue, Mais celle qui n'avait jamais eu de chemin à suivre... Pouvait-elle vraiment... aux recoins de sa nuit ........... s'être égarée?............... A ses mains inutiles, posées sur les barreaux de son lit On la disait fragile et aveugle aux grand soleil de la vie, Mais celle qui n'avait jamais vu les lueurs du jour Pouvait-elle vraiment? Chercher un brin lumière ? Elle inclinait un peu la tête lorsqu'on parlait d'amour... Paraissant, soudain et sans raison, brûlée à l'éther. Ses doigts ne touchaient que l'éveil de mille chagrins Dix morceaux de chairs qui ne lui apprenaient rien, inutiles. Alors elle les laissaient là, ces mains glacées, sans envie Dix petit bouts de chair déchirés, insensible et futiles. ........................... Un matin pourtant, à l'aube de ses deux ans, ils sont venus. A la lueur nouvelle, elle découvrit leurs sourires amoureux; Une main immense, pleine de désir entoura sa taille menue. Elle vola... Pour la première fois, dans les bras de l'inconnue. Un peu perdue, effrayée sans doute...Et pourtant Vivante de se sentir curieuse et craintive, levant la tête. Ses doigts quittèrent leur immobilité de fer, s'ouvrant à la vie Cherchant l'or du collier qui entourait le cou de la silhouette. ··························································· Ils repartirent, laissant s'infiltrer dans sa nuit, un brin de lumière. Neuf mois, l'enfant grandit dans l'âme de cette lointaine mère. La sensation du ruisseau d'or chaud coulant entre ses doigts. Tel un cordon, la maintenait, envahie de frissons de couleurs Ils attendirent, eux aussi, à l'autre bout du pays, pendant neufs mois... La naissance de celle qui grandissait hors de son corps, dans son coeur. ........................................................ Petite larme d'un pays perdu, emprisonné, petite orpheline. ...Hors de son ventre, au creux de sa poitrine... ........................................................ Un matin de juillet, à l'aube du printemps, ils sont revenus. A la lueur nouvelle, elle redécouvrit leurs rires amoureux. La main immense se glissa autour de sa taille menue Elle vola...Pour la seconde fois, dans les bras de l'inconnue. Ses doigts quittèrent les barreaux de fer; réchauffés, heureux. Cherchant l'or du collier pour le poser au creux de ses mains. L'été nouveau borda ses paupières d'une petite trace de givre, Touchant l'éveil de mille sourires présents et prochains à vivre. Ils repartirent, délaissant la petite prison entourée de barreaux. Offrant la nuit aux chagins d'ici bas, emportant leur brin de lumière. ............................................................................................. L'avion, léger, s'est enfuit, loin de la dictature, de ces deux années, Et j'ai volé...Pour la troisième fois. dans les bras de la liberté; Vers ce pays qui verrait naître... Celle qui n'avait jamais vécu. Calli Kayan Lundi 4 mai 2009
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Petite , histoire
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Nombre de messages : 130Age : 20Date d'inscription: 15/11/2008
Frères de différence
" Le ciel c'est cet océan un peu rêveur qui n'a jamais les pieds sur Terre"
Tu sais, l'océan a toujours rêvé D'ailes et de voiles légères Tu sais, le ciel a toujours rêvé D'abysses et de mystères.
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De contraires et d'amours Ils ont épousé leurs songes. Jamais, peut-être, toujours ! De liesses, de haines qui rongent.
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Sans mots et cent cris Pour hurler à l'abordage ! Milles lettres et cent écrits De reflets d'azur, de gris nuages
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Pour ces îles sans visages Cette différence qui les unit Pour cet étrange et doux naufrage, Au delà de leurs anciennes vies.
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Tu sais, l'océan a toujours rêvé D'ailes et de voiles légères Tu sais, le ciel a toujours rêvé D'abysses et de mystères.
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D'écume, de nuages, sur leur peau lisse Couturé de souvenirs et de voyages. Armé de tendresse, de rage Le vent dessine ses cicatrices.
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De sel et de grains de sables Vêtu d'histoires, de vérités, de fables Armé de chagrins et de folie Le temps écrira la vie.
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En cette nuit anonyme Sous leurs paupières fragiles Ailes et voiles chantent leur hymne Ce songe aux courbes agiles...
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Tu sais, l'océan a toujours rêvé De rejoindre le ciel de plumes Tu sais, le ciel a toujours rêvé De rejoindre l'océan d'écume.
Calli Kayan
27 avril 2009
Extrait du recueil " A l'aube de ma vie" ( titre provisoire)
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